Le droit d’auteur sur le logiciel dans l’entreprise
Aujourd’hui à l’ENSIMAG, nous avons eu un cours de droit sur la propriété intellectuelle.
La loi sur le droit d’auteur en France permet de protéger le logiciel. Ainsi, l’auteur d’un logiciel possède automatiquement les droits d’exploitation de sa création. Cependant, dans le cas d’un logiciel créé par un employé, c’est l’employeur qui possède les droits d’exploitation, comme le prévoit l’article L. 113-9 du Code de la Propriété Intellectuelle (CPI).
Que se passe-t-il si l’employé veut réaliser pour son compte un logiciel en dehors des heures de travail? L’article L. 113-9 du CPI précise que l’employeur récupère les droits patrimoniaux dans le cas où l’employé réalise le logiciel «dans l’exercice de [ses] fonctions ou d’après les instructions de [son] employeur». Il faut donc que la création soit rattaché à l’activité du salarié pour que l’employeur puisse récupérer les droits patrimoniaux. Il n’est cependant pas nécessaire que la création ait lieu pendant les heures de travail.
Notamment, «les droits sur le logiciel créé par le salarié grâce au matériel de l’employeur, même si la création intervenait hors des heures de travail, sont attribués à l’employeur» (source: celog).
Cela est bien résumé sur la liste fsfe-france.
Ceci est-il compatible avec le développement de Logiciels Libres en entreprise? Une idée pour s’assurer qu’un logiciel reste libre est que l’employé conserve les droits patrimoniaux de ses créations, ce qui est permis par l’article L. 113-9 CPI.
Ainsi, l’association FSF France a rédigé des clauses pour contrat de travail (adapté au droit français) permettant d’assurer à l’employé que son travail soit diffusé sous la licence GNU GPL. En utilisant ces clauses, l’employeur accepte que l’employé conserve les droits patrimoniaux sur sa création (avec certaines conditions).
Je ne sais pas si l’article L. 113-9 CPI a un équivalent au Canada (Tester pourra peut-être me renseigner?), mais la volonté de “respecter la propriété intellectuelle des employés” existe aussi, voir par exemple le billet de Benoit».